Notre Histoire
Les
hameaux des Nonnières et de Benevise
La seconde gouttière descend des hauts plateaux méridionaux du Vercors sous le nom de Vallon de Combeau. On peut la décrire comme une haute combe verdoyante remarquable par la variété et la profusion des fleurs qui la couvrent au printemps, arrosée par le petit ruisseau de Combeau, né à la fontaine des Prêtres.
La troisième s'ouvre entre deux promontoires rocheux terminant le Vercors, sous la forme du profond cirque d'Archiane, enserré par d'écrasantes falaises, parcouru par un torrent sorti sous les rochers à la fontaine de Tournière, habité par quelques maisons formant autour d'une minuscule chapelle, le hameau d'Archiane.
Ces trois vallées, aux caractères aussi dissemblables que remarquables, confluent au hameau de Menée. Seul le hameau de Bénevise ne se niche pas au fond d'un vallon. Accroché dans la pente ourlant le pied du Vercors, il a pris de l'altitude : 975 mètres) et domine l'ensemble comme l'indique son nom, dérivé de "belle vue".
Creyers, commune entièrement vidée de ses habitants par l'exode rural, sauf en son hameau de Mensac, a été rattachée à Treschenu en 1972.
Treschenu et ses vallées reculées au coeur des montagnes, ont connu des moments marquants au cours des siècles, comme les documents et les vestiges retrouvés l'attestent. Deux grottes creusées dans sa montagne de Pellebit ont livré des pièces préhistoriques dâtées de l'âge moustérien 80 000 ans av. J.C.
Les Falaises de Pellebit

Sans avoir laissé de grands restes, le passage de la voie romaine déjà citée est confirmé par les historiens. De même, on retrouve mention, dans les annales religieuses d'un couvent de femmes fondé en 610 dans le val de Combeau et détruit en 735 par les Sarrasins. La légende attribue aux nonnes rescapées, venues se réfugier au village de l'aval, le nom de "Nonnières". La réalité confirme l'existence de ce couvent dont quelques blocs ont servi à édifier les murs d'une bergerie à Combeau et dont une cuve de pierre est devenue la fontaine des Nonières.
Deux autres couvents sont encore signalés dans la région. L'un dit des "Templiers" situé près de l'actuelle ferme du col de Menée, détruit par Philippe le Bel. Il en reste une cuve creusée dans la montagne. L'autre à Archiane, anéanti pendant les guerres de religion. Quelques unes de ses pierres gravées d'inscriptions se trouvent réutilisées dans les façades des maisons.
Quant aux pans de murs en ruine, dénommés "château de Menée" et gardant l'entrée de la vallée d'Archiane, ils sembleraient être les restes du château, apparu sous le nom de Treschenu dans les écrits anciens rapportant les partages territoriaux de l'époque féodale (XIIIème siècle).
Pendant quatre longs siècles, du XIVème jusqu'à la révolution, les hameaux et vallons de Treschenu connurent un destin particulier. Réunis aux territoires du Percy et de Monestier du Percy, par-dessus les crêtes de Grande Leirie, du Mont Barral et de Jaboui, ils formèrent un même domaine seigneurial à cheval sour le haut Diois et le Trièves : le mandement, puis le marquisat d'Esparron (sous Louis XIV). La création des départements les renvoya vers leurs pays naturels respectifs.